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Imdyazen
C’est le mot rifain que
nous donnons aux musiciens qui font acte de présence dans les
festivités pour amuser au public en échange d'une récompense
économique.
Ce groupe de musiciens a toujours un chef "amghar imdyazen" qui se
charge d'engager les autres membres du groupe et de préparer le
programme qui va être interprété dans la festivité. Un amdyaz
(singulier d'imdyazen) doit savoir toucher des instruments musicaux et
doter d'une capacité de mémoriser le plus grand nombre de vers et
dominer les lois rythmiques d'izran et cela est acquis grâce au contact
depuis l'enfance avec les femmes de sa famille. Mais pour qu'un amadyaz
sera reconnu socialement doit profiter de la protection d'un saint,
spécialement le marabout de Sidi Chaib Uneftah de Temsaman, ce
cérémonial leur confie le don d'exercer la profession de musicien.
Les principaux instruments musicaux utilisés par les imdyazen sont :
damja, zamar, rgaita et adjun, ses équivalents dans le français peut
seulement être un rapprochement étant donné les caractéristiques
spécifiques qui présentent dans le Rif. La damja est un type de flûte
de canne avec six trous. Le zamar est un instrument avec douze trous
fait d'un tube double de bois de noyer qui se bifurque dans deux cornes
de taureau. Ce qui est rgaita est une cornemuse rustique.
Finalement, adjun est l'instrument de percussion (Tambourin).
Principalement, ces instruments musicaux sont fabriqués par les
imdyazen. Un groupe d'imdyzen est principalement formé par quatre
personnes ; des trois musiciens qui accompagnent l'amghar, deux
touchent l'adjun et l'autre le zamar.
L'activité des imdyazen inclut aussi la danse, dans le rifain il est
dit chdih, au moyen de petits pas que les imdyazen exécutent alignés en
face de l'amghar. Autres fois, la danse se manifeste énergique et
vigoureuse, dans interaction permanente avec le public. Dans les grands
mariages les imdyazen sont accompagnés généralement de danseuses
professionnelles, dans le rifain dimachdahin.
La position qu'ils occupent les imdyazen dans la société rifaine est un
peu contradictoire parce que si le personnage d'amdyaz est respecté et
il est reconnu au niveau artistique, nous ne pouvons pas dire la même
chose de leur rang social entre les rifains. Puisque le mot amdyaz a
des connotations négatives. L'amdyaz, conscient du caractère péjoratif
de ce mot, il est appelé à lui-même au moyen du mot sheikh. La raison
de cette faible estime sociale est due à l'audace des imdyazen parler
de tout les sujets et ils ne se font pas rougir devant rien. Ses
chansons font indiquer sur la réalité pour persuader ou corriger les
coutumes.
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